Qui dit suivi de grossesse dit… inscription en maternité.
Une fois le 1er trimestre bien entamé, vous devrez choisir la structure où vous accoucherez. Type de maternité, projet de naissance, proximité géographique : plusieurs critères entrent en jeu.
L’inscription administrative a généralement lieu au début du 2e trimestre, entre 16 et 20 SA.
La consultation d’inscription permet :
▶️ de vérifier que la maternité est adaptée à votre situation,
▶️ d’évaluer le niveau de suivi nécessaire,
▶️ de vous présenter l’organisation de la structure.
Votre sage-femme ou votre médecin peut vous orienter vers l’établissement le plus adapté.
Il existe trois niveaux, définis selon les capacités de prise en charge du nouveau-né.
Ces maternités ne disposent pas de service de néonatologie ni de réanimation pédiatrique.
Elles accueillent les grossesses dites “à bas risque”, c’est-à-dire ne nécessitant pas de surveillance particulière (âge, antécédents médicaux, obstétricaux, état de santé…).
Ces maternités disposent d’un service de néonatologie, mais pas de réanimation pédiatrique.
Elles peuvent accueillir :
▶️ des grossesses à bas risque,
▶️ ainsi que des situations nécessitant une surveillance intermédiaire,
▶️ et une prise en charge néonatale modérée si besoin.
Ces maternités possèdent un service de néonatologie et de réanimation pédiatrique.
Elles peuvent prendre en charge :
▶️ toutes les grossesses,
▶️ notamment celles à risque de prématurité ou nécessitant une surveillance spécialisée.
👉 Le “niveau” dépend donc avant tout de votre état de santé et des besoins médicaux anticipés.
Au-delà du niveau médical, d’autres éléments entrent en jeu :
▶️ la proximité géographique,
▶️ votre projet de naissance,
▶️ les équipements disponibles (baignoire, péridurale déambulatoire, salle nature…),
▶️ l’organisation des consultations,
▶️ la possibilité d’y réaliser les échographies ou la préparation à la naissance.
Chaque maternité a son fonctionnement.
Très souvent :
🔹 1er et 2e trimestre : suivi principalement en ville (sage-femme ou médecin), selon l’organisation locale. Mais inscription à la maternité en début de 2ème trimestre.
🔹 Dernier trimestre : relais progressif vers l’équipe de la maternité + consultation avec l’anesthésiste.
🔹 Consultations aux urgences à tout moment si besoin.
🔹 Accouchement et séjour postnatal.
⚠️ En cas de grossesse nécessitant un suivi rapproché, celui-ci est souvent assuré intégralement à la maternité.
Le suivi, l’accouchement et l’hospitalisation sont majoritairement pris en charge par l’Assurance Maladie.
Selon l’établissement (public ou privé), un reste à charge peut exister (chambre individuelle, dépassements…).
👉 Renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour anticiper les frais éventuels.
Nous parlons ici des maternités, car il s’agit du lieu d’accouchement majoritaire en France.
Mais d’autres options existent.
Les maisons de naissance sont gérées exclusivement par des sages-femmes libérales.
Elles proposent un accompagnement global :
▶️ suivi de grossesse,
▶️ accouchement,
▶️ post-partum,
par la même sage-femme.
L’accouchement y est physiologique :
▶️ sans anesthésiste,
▶️ sans péridurale,
▶️ sans présence médicale permanente.
Conditions principales :
▶️ grossesse à bas risque,
▶️ proximité géographique.
👉 Il existe aujourd’hui moins d’une dizaine de maisons de naissance en France.
Certaines femmes choisissent d’accoucher à domicile, accompagnées par une sage-femme formée.
Cela représente environ 0,2 % des accouchements en France.
Pour plus d’informations : le site de l'APAAD
La PMI est un service public gratuit qui accompagne les femmes enceintes et les jeunes parents. Consultations, soutien postnatal, suivi du nourrisson : un dispositif accessible à toutes, souvent méconnu.
La PMI (Protection Maternelle et Infantile) est un service départemental public et gratuit.
Elle propose un accompagnement médico-social pendant la grossesse et après la naissance, sans avance de frais.
Pendant la grossesse, la PMI peut proposer :
▶️ des consultations médicales ou de sage-femme,
▶️ accompagnement en cas de vulnérabilité sociale ou psychologique,
▶️ un soutien administratif si besoin.
👉 La PMI est ouverte à toutes les familles, sans condition de ressources.
La grossesse peut transformer la sexualité : libido fluctuante, douleurs, peurs, changements corporels… Un·e sexologue peut accompagner ces évolutions pour préserver le confort, le désir et l’équilibre du couple.
Certaines femmes constatent :
▶️ une baisse (ou une augmentation) de libido,
▶️ des douleurs pendant les rapports,
▶️ une gêne liée aux transformations du corps,
▶️ une peur de “faire mal au bébé”,
▶️ des tensions dans le couple.
Toutes ces situations sont fréquentes et normales.
Un·e sexologue peut proposer un espace d’échange pour :
▶️ déconstruire les idées reçues,
▶️ comprendre les mécanismes physiologiques en jeu,
▶️ adapter la sexualité aux nouvelles sensations,
▶️ préserver la communication dans le couple.
👉 La sexualité pendant la grossesse est autorisée dans la grande majorité des cas, sauf contre-indication médicale spécifique (que votre médecin ou sage-femme vous précisera).
Le rôle du·de la sexologue n’est pas de “réparer” mais d’accompagner une transition corporelle et relationnelle.
Selon sa formation, un·e sexologue peut être :
- médecin,
- psychologue,
- sage-femme,
- ou professionnel·le formé·e spécifiquement à la sexologie.
Renseignez-vous sur son parcours pour comprendre son approche.
Les consultations ne sont pas systématiquement prises en charge par l’Assurance Maladie (sauf si le·la sexologue est médecin).
Certaines mutuelles peuvent proposer un remboursement partiel.
L’acupuncteur·rice accompagne la grossesse en soulageant certains maux fréquents : nausées, douleurs lombaires, troubles du sommeil, anxiété… Grâce à la médecine traditionnelle chinoise, il·elle propose une approche complémentaire, douce et personnalisée, en soutien du suivi médical classique.
L’acupuncture peut être proposée à différents moments de la grossesse, en complément du suivi assuré par votre sage-femme ou votre médecin.
Elle est particulièrement indiquée pour :
▶️ les nausées et vomissements du 1er trimestre,
▶️ les douleurs ligamentaires ou lombaires,
▶️ les troubles du sommeil,
▶️ l’anxiété ou les émotions envahissantes,
▶️ les maux de tête,
▶️ les troubles digestifs,
▶️ la préparation à l’accouchement (à partir de 36–37 SA notamment).
L’approche repose sur la stimulation de points précis du corps à l’aide d’aiguilles très fines. Les séances sont généralement indolores et adaptées à la grossesse.
👉 L’acupuncture ne remplace jamais un suivi médical. Elle vient en soutien, pour améliorer le confort physique et émotionnel pendant cette période intense de transformations. Elle peut être proposée par médecins, sages-femmes ou d'autres professions non réglementées.
Certain·es praticien·nes ont une spécialisation en périnatalité : n’hésitez pas à en discuter pour adapter l’accompagnement à vos besoins.
Ces consultations ne sont généralement pas prises en charge par la sécurité sociale.
Vous pouvez vous tourner vers des associations locales si vous cherchez du soutien, du partage d’expérience ou des rencontres entre parents.
Certaines proposent des groupes de parole, ateliers ou accompagnements spécifiques.
👉 Les activités sont souvent gratuites ou à participation libre.
Spécialiste de l’allaitement, le·la consultant·e en lactation accompagne les parents avant et après la naissance. Difficultés de mise au sein, douleurs, questionnements, reprise du travail… Son rôle : vous aider à trouver un allaitement serein, quel que soit votre projet.
👉 Le·la consultant·e en lactation (souvent certifié·e IBCLC) est un·e professionnel·le spécifiquement formé·e à l’accompagnement de l’allaitement.
Il·elle peut intervenir :
▶️ en prénatal, pour préparer un projet d’allaitement,
▶️ dans les premiers jours après la naissance,
▶️ en cas de douleurs, crevasses, engorgement,
▶️ si le bébé a des difficultés à téter ou à prendre du poids,
▶️ lors de questionnements autour du tire-lait ou de la reprise du travail,
▶️ ou simplement pour faire le point et être rassuré·e.
Son approche est individualisée et respectueuse : il ne s’agit jamais d’imposer un modèle, mais d’accompagner VOTRE projet -qu’il s’agisse d’un allaitement exclusif, mixte, de courte ou longue durée… ou d’un arrêt.
👉 L’allaitement peut être simple pour certain·es, plus complexe pour d’autres. Être accompagné·e tôt permet souvent d’éviter des douleurs ou des découragements inutiles.
Et parce que nourrir son bébé touche à l’intime, au corps, au lien : cet accompagnement est aussi émotionnel que technique.
👉 Les consultations avec des consultant·es en lactation ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale, même lorsque pratiqués par un·e professionnel·le de santé. Ils peuvent en revanche être en partie ou entièrement remboursées par votre mutuelle.
La doula propose un accompagnement émotionnel et informationnel autour de la grossesse et de la naissance. Elle n’est pas professionnelle de santé, mais offre un soutien continu, une écoute et une présence précieuse pour les futurs parents.
▶️ offrir un espace d’écoute,
▶️ aider à clarifier un projet de naissance,
▶️ partager des ressources et informations,
▶️ soutenir émotionnellement le ou la partenaire,
▶️ être présente le jour de l’accouchement (selon les maternités).
👉 La doula ne réalise aucun acte médical et ne se substitue jamais à un·e sage-femme ou un·e médecin. Elle vient en complément, sur le versant humain, émotionnel et logistique.
Certaines familles ressentent le besoin d’un accompagnement continu et personnalisé : la doula peut alors être un repère stable dans un parcours parfois fragmenté.
👉 L’accompagnement auprès d’une doula n’est pas remboursé par la Sécurité sociale et ne se substitue pas à un suivi par un·e professionnel·le de santé ou à la préparation à la naissance, qui est assurée par votre sage-femme.
L’haptonomie invite les parents à entrer en relation avec leur bébé dès la grossesse. Par le toucher et la présence, elle favorise le lien affectif et prépare ensemble à la naissance.
L’haptonomie est une approche centrée sur le lien affectif entre les parents et le bébé in utero.
À travers des exercices guidés, les parents apprennent à :
▶️ entrer en contact avec le bébé par le toucher,
▶️ ressentir ses mouvements,
▶️ développer une présence à trois,
▶️ préparer l’accueil du bébé.
Cette pratique implique souvent le ou la partenaire et peut renforcer le sentiment de participation active à la grossesse.
Elle ne remplace pas les séances de préparation à la naissance, mais peut les compléter.
👉 L’haptonomie fait partie des actes “hors nomenclature” qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale, même lorsque pratiqués par un·e professionnel·le de santé. Ils peuvent en revanche être en partie ou entièrement remboursées par votre mutuelle.
