Les trois échographies officielles de grossesse - 12 SA, 22 SA et 32 SA - rythment le suivi prénatal. Elles peuvent être réalisées en ville ou à la maternité, par des sages-femmes échographistes, des gynécologues-obstétricien·nes ou des radiologues formé·es au dépistage prénatal.
Les trois échographies dites “officielles” ont lieu :
▶️ au 1er trimestre : 12 SA (échographie T1),
▶️ au 2e trimestre : 22 SA (T2),
▶️ au 3e trimestre : 32 SA (T3).
Petit mémo facile : 12 – 22 – 32.
Ces examens permettent de vérifier le bon développement du bébé, d’évaluer la croissance, d’observer l’anatomie et de dépister d’éventuelles anomalies.
En amont de la T1, il est fréquent de réaliser une première échographie dite “de datation”, à partir de 7 SA.
Elle permet de :
▶️ localiser la grossesse (dans l’utérus),
▶️ estimer le terme,
▶️ vérifier l’évolutivité,
▶️ et souvent… rassurer.
Selon votre situation médicale, des échographies de contrôle peuvent être prescrites au 2e ou 3e trimestre.
Elles sont réalisées sur indication médicale, par votre échographiste ou par le·la professionnel·le qui assure votre suivi.
Les échographies sont prises en charge à 100 % par l’Assurance Maladie à partir du 6e mois de grossesse.
En revanche, en ville, certains praticien·nes exercent en Secteur 2 et peuvent appliquer des dépassements d’honoraires.
👉 N’hésitez pas à vous renseigner en amont pour éviter les surprises.
Les échographies T1, T2 et T3 sont des temps de dépistage importants.
L’échographiste doit être extrêmement concentré·e pour analyser de nombreux paramètres anatomiques et biométriques. Il est donc normal qu’au début de l’examen, le silence prime.
Il ou elle pourra vous demander :
▶️ un temps de calme,
▶️ l’absence d’enfant dans la pièce,
▶️ ou simplement un moment sans échanges.
Ce temps permet de réaliser un premier “check” global. Les explications viennent ensuite.
👉 Ces examens sont des examens de dépistage et non de diagnostic.
On repère des éléments rassurants… ou des signes qui nécessitent des examens complémentaires. Rien n’est affirmé sans investigations supplémentaires.
Il existe deux types de gynécologues : les gynécologues médicaux, spécialistes du suivi gynécologique tout au long de la vie, et les gynécologues-obstétricien·nes, formé·es à la chirurgie et au suivi des grossesses, notamment à l’hôpital. Selon votre situation, l’un·e ou l’autre pourra intervenir dans votre parcours de grossesse
Pour s’y retrouver, il est important de comprendre qu’il existe deux formations distinctes.
Ce sont des médecins formé·es à la chirurgie gynécologique et obstétricale (césariennes, interventions chirurgicales, etc.) et au suivi des grossesses, notamment celles nécessitant une surveillance particulière.
Ils·elles exercent majoritairement à l’hôpital ou en clinique.
Pendant une grossesse, ils·elles peuvent assurer :
▶️ le suivi des grossesses dites “à risque”,
▶️ les échographies (selon leur activité),
▶️ les accouchements nécessitant une présence médicale spécifique,
▶️ les césariennes,
▶️ la surveillance du post-partum en cas de complications.
Les gynécologues médicaux accompagnent les femmes tout au long de leur vie gynécologique : contraception, prévention, troubles hormonaux (endométriose, SOPK, ménopause…), fertilité…
Ils·elles exercent principalement en ville.
Certains gynécologues médicaux sont formé·es et à l’aise pour assurer le suivi d’une grossesse dite “physiologique” en ville.
👉 Vous pouvez donc demander à votre gynécologue s’il ou elle propose le suivi de grossesse en libéral, en parallèle du suivi obligatoire à la maternité. S’il ne réalise pas ce type de suivi, il pourra vous orienter vers une sage-femme ou un·e confrère·consœur.
La préparation à la naissance et à la parentalité est toujours assurée par des sages-femmes, à l’hôpital ou en ville - pas par les gynécologues.
Si votre grossesse demande un suivi rapproché, celui-ci sera généralement assuré directement par l’équipe médicale de la maternité où vous êtes inscrite.
Plus de la moitié des gynécologues exercent en Secteur 2, ce qui signifie qu’ils·elles peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires.
Pendant la grossesse, une partie des consultations est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, mais les éventuels dépassements restent à votre charge (selon votre mutuelle).
👉 N’hésitez pas à vous renseigner en amont sur les tarifs pratiqués et sur votre niveau de remboursement. Cela évite les mauvaises surprises."
Le médecin généraliste est souvent le premier professionnel informé de votre grossesse. Selon sa formation et son expérience, il peut assurer le suivi médical en ville ou vous orienter vers une sage-femme ou un·e gynécologue pour la suite du parcours.
Le médecin généraliste est très souvent le premier interlocuteur lors d’un test de grossesse positif.
Il peut :
▶️ confirmer la grossesse,
▶️ prescrire les premiers examens biologiques,
▶️ débuter les démarches administratives,
▶️ et répondre aux premières questions.
Concernant le suivi de grossesse en ville, certains médecins généralistes assurent les consultations mensuelles si cela entre dans leur champ de compétences et leur pratique habituelle.
👉 N’hésitez pas à lui demander s’il ou elle propose ce type de suivi. Si ce n’est pas le cas, votre médecin pourra vous réorienter vers une sage-femme ou un·e gynécologue
▶️ La préparation à la naissance est assurée par des sages-femmes, à l’hôpital ou en ville.
▶️ Les échographies obstétricales sont réalisées par des professionnel·les formé·es spécifiquement à cet examen (sages-femmes échographistes, gynécologues-obstétricien·nes, radiologues).
Si votre grossesse demande un suivi plus rapproché, celui-ci sera généralement assuré par l’équipe de la maternité où vous êtes inscrite.
Les médecins généralistes exercent majoritairement en Secteur 1, c’est-à-dire sans dépassement d’honoraires.
👉 N’hésitez pas à échanger avec votre médecin sur ses modalités de consultation et les éventuels remboursements.
De la consultation préconceptionnelle au post-partum, les sages-femmes sont votre phare dans la nuit. Du suivi médical de grossesse à la préparation à la naissance (mais pas que…), elles assurent l’accompagnement global de la femme enceinte, en complément du suivi réalisé à la maternit
Le suivi par une sage-femme peut débuter dès le 1er trimestre, et parfois même en préconceptionnel.
Le parcours de grossesse prévoit généralement :
▶️ une consultation au 1er trimestre (prescription des premiers examens, explications et échanges autour du déroulé de la grossesse),
▶️ puis une consultation mensuelle jusqu’au terme, d’environ 20 à 30 minutes (interrogatoire, surveillance du cœur du bébé, prescriptions d’examens, temps d’échange),
▶️ 8 séances de préparation à la naissance et à la parentalité, d’environ 1 heure.
Ce suivi est modulable : plus ou moins de consultations, préparation classique ou alternative, séances individuelles ou en groupe… Il s’adapte à vos besoins et aux recommandations de votre sage-femme.
Le suivi en ville (en libéral) s’articule avec celui de la maternité. Très souvent, le suivi médical est repris par l’équipe hospitalière au dernier trimestre. Les séances de préparation peuvent toutefois se poursuivre en parallèle. Chaque maternité précise son organisation.
Après la naissance, vous retrouverez également votre sage-femme pour le suivi post-partum : surveillance médicale, soutien à l’allaitement, accompagnement émotionnel, rééducation périnéale.
👉 Certaines sages-femmes disposent de formations complémentaires (échographie, acupuncture, consultation en lactation, etc.) et peuvent proposer des accompagnements spécifiques. N’hésitez pas à échanger avec la professionnelle qui vous suit pour connaître ses compétences et adapter votre parcours.
Vous pouvez vous tourner vers des associations locales si vous cherchez du soutien, du partage d’expérience ou des rencontres entre parents.
Certaines proposent des groupes de parole, ateliers ou accompagnements spécifiques.
👉 Les activités sont souvent gratuites ou à participation libre.
Spécialiste de l’allaitement, le·la consultant·e en lactation accompagne les parents avant et après la naissance. Difficultés de mise au sein, douleurs, questionnements, reprise du travail… Son rôle : vous aider à trouver un allaitement serein, quel que soit votre projet.
👉 Le·la consultant·e en lactation (souvent certifié·e IBCLC) est un·e professionnel·le spécifiquement formé·e à l’accompagnement de l’allaitement.
Il·elle peut intervenir :
▶️ en prénatal, pour préparer un projet d’allaitement,
▶️ dans les premiers jours après la naissance,
▶️ en cas de douleurs, crevasses, engorgement,
▶️ si le bébé a des difficultés à téter ou à prendre du poids,
▶️ lors de questionnements autour du tire-lait ou de la reprise du travail,
▶️ ou simplement pour faire le point et être rassuré·e.
Son approche est individualisée et respectueuse : il ne s’agit jamais d’imposer un modèle, mais d’accompagner VOTRE projet -qu’il s’agisse d’un allaitement exclusif, mixte, de courte ou longue durée… ou d’un arrêt.
👉 L’allaitement peut être simple pour certain·es, plus complexe pour d’autres. Être accompagné·e tôt permet souvent d’éviter des douleurs ou des découragements inutiles.
Et parce que nourrir son bébé touche à l’intime, au corps, au lien : cet accompagnement est aussi émotionnel que technique.
👉 Les consultations avec des consultant·es en lactation ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale, même lorsque pratiqués par un·e professionnel·le de santé. Ils peuvent en revanche être en partie ou entièrement remboursées par votre mutuelle.
La doula propose un accompagnement émotionnel et informationnel autour de la grossesse et de la naissance. Elle n’est pas professionnelle de santé, mais offre un soutien continu, une écoute et une présence précieuse pour les futurs parents.
▶️ offrir un espace d’écoute,
▶️ aider à clarifier un projet de naissance,
▶️ partager des ressources et informations,
▶️ soutenir émotionnellement le ou la partenaire,
▶️ être présente le jour de l’accouchement (selon les maternités).
👉 La doula ne réalise aucun acte médical et ne se substitue jamais à un·e sage-femme ou un·e médecin. Elle vient en complément, sur le versant humain, émotionnel et logistique.
Certaines familles ressentent le besoin d’un accompagnement continu et personnalisé : la doula peut alors être un repère stable dans un parcours parfois fragmenté.
👉 L’accompagnement auprès d’une doula n’est pas remboursé par la Sécurité sociale et ne se substitue pas à un suivi par un·e professionnel·le de santé ou à la préparation à la naissance, qui est assurée par votre sage-femme.
L’haptonomie invite les parents à entrer en relation avec leur bébé dès la grossesse. Par le toucher et la présence, elle favorise le lien affectif et prépare ensemble à la naissance.
L’haptonomie est une approche centrée sur le lien affectif entre les parents et le bébé in utero.
À travers des exercices guidés, les parents apprennent à :
▶️ entrer en contact avec le bébé par le toucher,
▶️ ressentir ses mouvements,
▶️ développer une présence à trois,
▶️ préparer l’accueil du bébé.
Cette pratique implique souvent le ou la partenaire et peut renforcer le sentiment de participation active à la grossesse.
Elle ne remplace pas les séances de préparation à la naissance, mais peut les compléter.
👉 L’haptonomie fait partie des actes “hors nomenclature” qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale, même lorsque pratiqués par un·e professionnel·le de santé. Ils peuvent en revanche être en partie ou entièrement remboursées par votre mutuelle.
