En cas de suspicion d’endométriose, une échographie pelvienne spécialisée est souvent prescrite. Elle constitue un examen clé dans le parcours diagnostique, à condition d'être réalisée par un·e soignant·e qualifié·e pour ce sujet spécifique.
En cas de douleurs pelviennes évocatrices, votre professionnel·le de santé peut prescrire une échographie de recherche d’endométriose. Cet examen est réalisé par :
▶️ un·e radiologue FORMÉ·E,
▶️ un·e gynécologue FORMÉ·E,
▶️ un·e sage-femme échographiste FORMÉ·E,
Vérifiez avec votre médecin généraliste/votre sage-femme/votre gynécologue que l'échographiste vers lequel vous vous tournez est bien qualifié spécifiquement pour le diagnostic d'endométriose.
L’échographie est généralement réalisée par voie pelvienne (endovaginale) et parfois complétée par une voie abdominale, mais cela peut-être adapté à votre situation.
L’échographie permet :
▶️ d’identifier certaines lésions d’endométriose (kystes ovariens, nodules…),
▶️ d’orienter le diagnostic,
▶️ d’évaluer l’extension de la maladie dans les formes visibles.
👉 Toutes les formes d’endométriose ne sont pas visibles à l’échographie. Un examen normal n’exclut donc pas toujours le diagnostic.
Selon les résultats et les symptômes, l’échographie peut être complétée par :
▶️ une IRM pelvienne,
▶️ ou d’autres examens prescrits par votre soignant·e.
Les échographies sont prises en charge par l’Assurance Maladie.
Un reste à charge peut exister en cas de dépassements d’honoraires, partiellement remboursés par votre mutuelle.
👉 Renseignez-vous en amont auprès du cabinet ou du centre d’imagerie.
Votre médecin généraliste peut être un premier interlocuteur en cas de douleurs pelviennes ou de suspicion d’endométriose. Il·elle peut initier les examens et vous orienter vers des spécialistes.
Le médecin généraliste joue souvent un rôle de première ligne dans le repérage de l’endométriose.
Lors d’une consultation, il·elle peut :
▶️ écouter vos symptômes et retracer leur évolution,
▶️ évaluer leur impact sur votre quotidien,
▶️ prescrire des examens d’imagerie ou biologiques,
▶️ proposer un traitement antalgique ou hormonal dans le cadre de ses compétences,
▶️ vous orienter vers un·e gynécologue ou un centre spécialisé.
L’endométriose est une pathologie chronique : le médecin généraliste peut également assurer un suivi dans la durée et coordonner les différents intervenant·es du parcours de soins.
👉 Ne minimisez pas vos douleurs : si elles sont invalidantes, elles méritent d’être explorées.
Le remboursement de vos consultations dépend du secteur de conventionnement de votre médecin (Secteur 1, Secteur 2 ou hors convention).
Des dépassements d’honoraires peuvent être partiellement remboursés par votre mutuelle.
Les sages-femmes peuvent être un premier point d’entrée en cas de douleurs pelviennes ou de suspicion d’endométriose. Elles peuvent initier les examens nécessaires et vous orienter vers un·e spécialiste si besoin.
Les sages-femmes sont formées au suivi gynécologique et peuvent accompagner les femmes présentant des douleurs pelviennes, des règles très douloureuses ou des symptômes évocateurs d’endométriose.
Lors d’une première consultation, elles peuvent :
▶️ écouter vos symptômes et retracer leur évolution,
▶️ rechercher des signes évocateurs,
▶️ prescrire certains examens d’imagerie,
▶️ proposer un traitement hormonal dans le cadre de leurs compétences,
▶️ vous orienter vers un·e gynécologue ou un centre spécialisé si nécessaire.
Certaines sages-femmes ont développé une expertise particulière dans la prise en charge de l’endométriose, même si cela reste moins fréquent.
Certaines, si elles sont formées de façon poussée en échographie, peuvent également contribuer au diagnostic de l'endométriose (⚠️ toutes ne sont pas formées !).
👉 La sage-femme peut constituer une porte d’entrée accessible dans le parcours de soins, notamment en cas de délai pour consulter un·e spécialiste.
Les consultations avec une sage-femme sont prises en charge par l’Assurance Maladie.
Le·la gynécologue est souvent le·la professionnel·le référent·e pour poser le diagnostic d’endométriose et organiser sa prise en charge. Il·elle coordonne les examens, les traitements et, si nécessaire, l’orientation vers des spécialistes.
Il existe deux types de gynécologues :
Ils assurent le suivi gynécologique tout au long de la vie (contraception, troubles hormonaux, fertilité…).
Ce sont généralement eux·elles que l’on consulte en ville pour un premier avis en cas de douleurs pelviennes ou de suspicion d’endométriose.
Formé·es à la chirurgie, certain·es sont spécialisé·es dans la prise en charge chirurgicale de l’endométriose.
Ils·elles exercent majoritairement à l’hôpital ou en clinique, parfois en parallèle d’une activité en ville.
Lors d’une première consultation, le·la gynécologue :
▶️ écoute vos symptômes et retrace leur évolution,
▶️ recherche des signes évocateurs,
▶️ peut prescrire des examens d’imagerie (IRM, échographie spécialisée),
▶️ propose un traitement médical pour soulager les douleurs,
▶️ oriente vers des spécialistes si nécessaire (centre expert, chirurgien spécialisé…).
L’endométriose est une maladie chronique : le suivi s’inscrit donc souvent dans la durée et évolue selon vos symptômes, votre projet de vie (grossesse, contraception…) et votre réponse aux traitements.
👉 Les questions de fertilité peuvent également être abordées si besoin.
La prise en charge est souvent pluridisciplinaire (sage-femme, kinésithérapeute, centre antidouleur, psychologue…).
De nombreux gynécologues exercent en Secteur 2 et peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires, partiellement ou totalement pris en charge par votre mutuelle.
L’endométriose est une maladie chronique qui peut impacter l’énergie, le sommeil et le bien-être général. Un·e naturopathe peut proposer un accompagnement complémentaire pour soutenir l’équilibre global (alimentation, hygiène de vie, gestion du stress) en cas d’endométriose.
Un·e naturopathe peut accompagner sur :
▶️ l’hygiène de vie,
▶️ la gestion du stress,
▶️ l’équilibre alimentaire,
▶️ le soutien du système digestif,
▶️ l'adaptation du rythme de vie.
👉 La naturopathie ne traite pas l’endométriose et ne remplace pas un suivi médical.
Certaines plantes ou compléments peuvent être contre-indiqués : il est important d’en informer votre médecin ou votre sage-femme.
L’objectif est d’améliorer le confort global, en complément du parcours médical.
Les consultations ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles proposent un remboursement partiel.
La sophrologie ou l’hypnose peuvent accompagner :
▶️ les douleurs récurrentes,
▶️ l'anxiété anticipatoire face aux poussées,
▶️ la fatigue psychique.
Les approches psycho-corporelles comme la sophrologie ou l’hypnose peuvent aider à :
▶️ mieux gérer la perception de la douleur,
▶️ réduire le stress,
▶️ améliorer le sommeil,
▶️ retrouver un sentiment de contrôle.
👉 Ces approches ne traitent pas la maladie.
Elles constituent un outil complémentaire pour améliorer la qualité de vie et mieux traverser les phases douloureuses. Elles peuvent s’intégrer dans une prise en charge globale, en parallèle du suivi médical.
Les séances ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie, sauf cas particulier (si pratiquées par un·e professionnel·le de santé conventionné·e).
