Votre médecin généraliste peut être un premier interlocuteur en cas de suspicion ou de diagnostic de grossesse arrêtée. Il·elle peut initier les examens et vous orienter vers la prise en charge adaptée.
Il·elle peut :
▶️ prescrire une prise de sang pour doser l’hormone de grossesse (β-hCG),
▶️ demander une échographie (ou la faire si formé·e et équipé·e),
▶️ confirmer la nécessité d’un avis spécialisé,
▶️ vous orienter vers un·e gynécologue, une sage-femme ou un service hospitalier si besoin.
Au-delà du diagnostic, le médecin généraliste peut également assurer un après l’événement, notamment pour :
▶️ vérifier votre récupération physique,
▶️ répondre à vos questions,
▶️ vous orienter vers un soutien psychologique si nécessaire.
👉 Vous pouvez vous appuyer sur lui·elle pour coordonner la suite du parcours.
Le remboursement de vos consultations dépend du secteur de conventionnement de votre médecin (Secteur 1, Secteur 2 ou hors convention).
Des dépassements d’honoraires peuvent être partiellement remboursés par votre mutuelle.
En cas de grossesse arrêtée, la sage-femme peut intervenir à différentes étapes du parcours.
Si elle est formée à l’échographie, elle peut :
▶️ réaliser une échographie de contrôle,
▶️ confirmer l’évolution de la situation,
▶️ prescrire certains examens complémentaires.
Elle prend également le temps de vous expliquer les différentes options possibles (attente, traitement médicamenteux, orientation vers un établissement si nécessaire).
Au-delà de l’aspect médical, la sage-femme peut être un relais d’écoute pour :
▶️ déposer votre vécu,
▶️ poser vos questions,
▶️ évoquer les inquiétudes éventuelles,
▶️ préparer, si vous le souhaitez, un futur projet de grossesse.
👉 Chaque parcours est différent. Il n’y a pas de “bonne” façon de vivre cet événement.
Les consultations avec une sage-femme sont prises en charge par l’Assurance Maladie.
Le·la gynécologue intervient lors du diagnostic et de la prise en charge d’une grossesse arrêtée. Il·elle vous accompagne pour confirmer la situation et vous expliquer les options possibles.
Une grossesse arrêtée (ou fausse couche précoce) peut être diagnostiquée par le·la gynécologue qui vous suit. Le diagnostic est le plus souvent confirmé par une échographie.
Le·la gynécologue prend ensuite le temps de vous expliquer les différentes options possibles, en fonction du terme et de votre état de santé :
▶️ attendre une évacuation spontanée,
▶️ recourir à un traitement médicamenteux,
▶️ réaliser un geste chirurgical en établissement de santé.
Le choix se fait toujours en tenant compte :
▶️ de votre situation médicale,
▶️ mais aussi de votre vécu et de vos préférences.
Après l’événement, le·la gynécologue assure le suivi médical : vérification de la bonne évolution, discussion autour d’un éventuel bilan si nécessaire, et accompagnement dans la réflexion autour d’un futur projet de grossesse, si vous le souhaitez.
👉 Il n’y a pas toujours de cause identifiable à une grossesse arrêtée. Cela ne signifie pas que quelque chose “n’a pas fonctionné” de votre côté.
De nombreux gynécologues exercent en Secteur 2 et peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires, partiellement ou totalement pris en charge par votre mutuelle.
Il n’existe pas de manière “normale” de vivre une grossesse arrêtée.
Certaines personnes ressentent de la tristesse, d’autres de la colère, du vide, de la culpabilité, du soulagement, ou un mélange de tout cela. Toutes ces réactions sont possibles.
Si vous en ressentez le besoin, un accompagnement psychologique peut vous offrir un espace sécurisé pour déposer ce que vous traversez, sans jugement.
Le suivi peut être :
▶️ ponctuel,
▶️ ou plus régulier, selon votre situation et votre rythme.
👉 Il ne s’agit pas de pathologiser votre vécu, mais de vous permettre de ne pas rester seule avec ce que vous ressentez.
Si votre psychologue participe au dispositif “Mon soutien psy”, vous pouvez bénéficier de 8 séances prises en charge à 60 % par l’Assurance Maladie (le reste pouvant être couvert par votre mutuelle).
En dehors de ce dispositif, les consultations sont à votre charge, mais certaines mutuelles proposent un remboursement partiel ou total.
Certaines personnes trouvent un soutien complémentaire dans :
▶️ la sophrologie,
▶️ l’hypnose,
▶️ les groupes de parole autour du deuil périnatal,
▶️ l’accompagnement par une doula.
Ces espaces peuvent permettre :
▶️ d’apaiser certaines tensions émotionnelles,
▶️ de réguler le stress,
▶️ de mettre des mots sur l’expérience,
▶️ de créer, si vous le souhaitez, un rituel symbolique.
👉 La doula n’est pas une professionnelle de santé et n’intervient pas sur le plan médical.
Son rôle est celui d’un soutien émotionnel et relationnel.
Il n’existe aucune obligation de “faire un travail” particulier. Ce sont des ressources possibles, si elles résonnent pour vous.
Ces accompagnements ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie, sauf cas particulier.
